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Feu d'Artice: Kensei offre à ses habitants la joie de voir un feu d'artifice au Sud de la Grande Plaine. Pour l'occasion, des nombreuses échoppes de tous genres ouvrent leurs stands aux visiteurs le soirs et leur proposent nourriture, goodies et objets traditionnels. Evénement pourtant festif, personne ne sait ce qui se passera avec les gangs qui se réveillent...
C'est à suivre ici.



 
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 [Izumi] La cigale et la fourmi

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私 は Habe Nemirov



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MessageSujet: [Izumi] La cigale et la fourmi   Mar 4 Juin - 4:25

"Ne t'inquiètes pas. Da. Da. [...] Je l'ignore, espérons. Je sais, je passerai te voir ce soir. Je t'embrasse."
"Assieds-toi Habe."


Droit comme un I, Habe avait sagement attendu tout le long de la conversation téléphonique. Il se posa sur le siège avec presque un soulagement, l'appel ayant duré plus d'un quart d'heure. Pour une fois, il avait su s'habiller correctement tout seul, presque fier de lui. Une veste bleu marine, des boutons de manchettes dorées, une chemise blanc cassé, des chaussures neuves à 30.000 yens. C'était avec soin qu'ils étaient partis faire des emplettes avec Viktor. Cette fois-ci, c'était un peu plus important que de paraître présentable devant une femme qu'il connaissait bien ; il y avait des informations importantes à obtenir.

"C'était madame Aoi ?"
"Oui. Je vois que tu t'es correctement habillé, bien. Je ne t'ai pas encore dis où l'on allait et pourquoi. On va voir un avocat qui travaille avec les Kuragaris, la bande qui vous a attaqué l'autre jour au casino. En négociant, on pourra obtenir des informations qui nous permettrons d'en savoir plus sur eux, s'il sont organisés, à quel point ils sont équipés, de quoi vivent-ils et quelles sont leurs activités favorites. Avoir casser quelques machines dans un casino, ça n'est pas tant et la structure est assurée contre ces dégâts, mais on est jamais trop prudents. D'ailleurs à ce propos, tu iras quelque part avec moi après ce rendez-vous. Tu es grand et fort, mais il te manque beaucoup de choses. Et si tu veux protéger les tiens correctement, tu apprendras le Cистема."

"Qu'est-ce que c'est ?"
"Un art martial de chez nous. De base, c'était réservé aux forces spéciales, mais ça c'est démocratisé depuis. ça t'aidera à te faire tes propres armes. On verra ça ce soir, ce n'est pas urgent. Pour le moment, c'est le repas de ce midi qui compte. J'ai pris rendez-vous auprès de la secrétaire de son cabinet, on doit manger avec elle. Ce déjeuner est un prétexte pour obtenir un rendez-vous privé avec son patron, ou obtenir des dossiers. Dans les deux cas, on veut juste obtenir des informations. Tu comprends l'intérêt de la manœuvre ?"
"Oui.. Mais, pourquoi ne pas demander les dossiers directement à son supérieur ?"
"Ce sont des informations privées dont la loi défend l'accès. Autrement dit, ce que l'on compte faire est illégal."
"Mais, ça n'est pas un peu risqué ? Il pourrait nous dénoncer."
"Oh. T'en fais pas. Vis-à-vis de ça, dans notre milieu, chaque homme a ses petits secrets et ta meilleure arme contre lui est de les connaître. J'ai demandé à quelques gars de prendre des informations sur lui, et je pense qu'il a dû faire de même pour nous. C'est comme ça que cela se passe. Tu renifles la piste de ceux avec qui tu traites, et tu essaies de dissimuler le plus tes traces. De toutes façons, il ne se tentera même pas à vouloir dénoncer quoique ce soit, les policiers sont la pire des solutions. Ils ont tendance à fouiller ceux qui les contactent, si ils ont l'air suspects. Bon, il va être l'heure. Je t'expliquerai le reste en chemin."


Ils descendirent dans la rue et firent quelques pas en direction du boulevard. Viktor lui fit une légère tape derrière l'épaule et héla un taxi. C'était un vieux modèle de couleur rouge, aux jantes métallisées, il s'arrêta à leur hauteur et ils entrèrent sans attendre. La voiture parti à l'intérieur du trafic, en direction du centre.

Quand il s'ennuyait, Habe pensait aux neiges immaculées de son enfance. Ses vêtements qui lui donnaient trop chaud, son père qui courrait après lui et sa soeur, sa mère qui prenait des photos en souriant, le bruit de la neige qui craquait sous ses pas, la buée qui obstruait sa vision. De beaux souvenirs qu'il se remémorait sans cesse.

Dès lors qu'il fut placé sous sa protection, Viktor enseigna à Habe de parler en russe lorsqu'ils se trouvaient ensemble dans des lieux communs. Ils étaient les seuls à se comprendre et généralement, cela poussait les autres à ne pas s'intéresser à ce qu'ils disaient. Et comme il ne faisait pas confiance à un chauffeur de taxi dont il ne connaissait pas le nom, il ne dérogea pas à la règle.


"Habe, t'es-tu déjà demandé pourquoi je te prenais aussi souvent avec moi ?"
"Oui."
"Et qu'elle en est la raison à ton avis ?"
"Je l'ignore."
"Parce que tu es celui qui est destiné à succéder à moi et à ton père. Tout le monde préfère t'éviter cette responsabilité mais je préfère te dire la vérité. Tout ce que nous faisons, c'est dans le but de survivre et de pouvoir protéger les nôtres. Un jour, tu comprendras surement la portée de ces mots. Et lorsque ce sera le cas et que tu voudras reprendre notre affaire, alors nous serons heureux de t'avoir comme un chef. En attendant que ce jour arrive, il te faut apprendre, même si tu ne te figures pas devenir un caïd dans tes jours à venir."
"Je n'ai pas compris, me figurer, caïd ?"
"Ah. Même si tu n'imagines pas devenir le père de notre clan, comme l'a été le tien. Et mes enseignements te resteront utiles tout au long de ta vie, qu'importe la voie que tu prendras. Nous allons rencontrer quelqu'un dans un cadre où les apparences sont tout ce qu'il y a de plus important. Alors tu ne parleras que si je te le dis de le faire, et si jamais ça ne peut pas attendre, tu ne t'adresses qu'à moi et en russe. Tu présentes les manières les plus respectables et les meilleures que tu connaisses, et si jamais tu ne sais pas comment faire, tu fais comme moi. Normalement, on doit rencontrer une femme, donc le charme masculin est toujours utile afin de faire en sorte que ça se passe le mieux, mais si c'est quelqu'un qui n'y est pas sensible ou que c'est un homme, il faut se contenter de paraître le plus fort dans la conversation."


La course n'a duré qu'une vingtaine de minutes, et tout le long, Habe tacha de comprendre ses phrases le plus possible. Le métier de Viktor lui paraissait assez compliqué, alors qu'il trouvait que l'on pouvait le simplifier. Il ne connaissait rien de toutes les activités de la mafia et encore moins les différents collaborateurs qui en font partis. Pour lui ça restait une idée assez plaisante, sans savoir de quoi elle était constituée.

Ils arrivèrent à destination sans encombres, remercièrent et payèrent l'homme aux gants blancs. Le quartier était assez bruyant et très fréquenté sur les heures du repas. Chacun sortait du travail pour aller manger chez lui, dans un restaurant avec des collègues, ou allait chercher un bentô à ramener à son travail. La moyenne d'âge était d'une trentaine d'années, endimanchés dans des costumes trop serrés avec un air morose sur les visages.


"Alors, l'adresse, c'est.. D'accord, c'est à deux rues d'ici, juste de l'autre côté. Suis-moi bien Habe ! Il est facile de se perdre."


Sur ce point, il avait raison. La foule ressemblait à une marée qui affluait et se vidait à chaque passage cloutée. Habe aurait été facile à reconnaître dans le tas, mais ça n'aurait pas été le cas de Viktor. Il était plus petit que la plupart des kenseïtes et il n'y avait que son blond platine qui permettrait de le reconnaître. Alors ils progressèrent en gardant qu'une distance très courte entre deux, en se touchant presque constamment les épaules. Il n'y avait qu'une centaine de mètres à parcourir, et ils mirent une demi-dizaine de minutes à le faire. Et lorsqu'ils furent arrivés à destination, la sonnette de la porte d'entrée sonnait presque comme une délivrance.

Libérés du bruit et de la pollution, ils furent accueillis par le personnel. Leur table était prête depuis un moment. Ils s'installèrent confortablement en commandant deux verres d'eau.


"Pas d'alcool aujourd'hui."


Ils attendirent un moment, en observant les clients autour d'eux pour s'occuper. Viktor s'impatientait, ça faisait presque une dizaine de minutes. Ce rendez-vous n'avait rien d'anodin. Un retard pouvait être causé par la circulation, un dérangement de dernière minute, mais on prenait le temps de prévenir.

Un quart d'heure. On a pu aussi appeler la police afin de vouloir l'arrêter sans encombre. Il y avait beaucoup de scénarios possibles et moisir sur les sièges en mousse du restaurant ne lui permettrait d'en éviter que très peu. Il consulta une dernière fois sa montre, s'apprêta à se lever de table quand quelqu'un arriva à leur table.
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[Izumi] La cigale et la fourmi

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