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Feu d'Artice: Kensei offre à ses habitants la joie de voir un feu d'artifice au Sud de la Grande Plaine. Pour l'occasion, des nombreuses échoppes de tous genres ouvrent leurs stands aux visiteurs le soirs et leur proposent nourriture, goodies et objets traditionnels. Evénement pourtant festif, personne ne sait ce qui se passera avec les gangs qui se réveillent...
C'est à suivre ici.



 
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Nous recherchons toujours des Hide et des Kazuki pour équilibrer la force des clans !
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 Fiche d'Izumi Kokuro

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私 は Izumi Kokuro



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MessageSujet: Fiche d'Izumi Kokuro   Sam 20 Avr - 13:15





I/ Avant-Propos

Informations Générales


Personnage : Prédéfini [] / Inventé [X]



• Izumi KOKURO

• 3 Décembre 1992
• 23 ans
• Hide
• Conseiller juridique dans un
cabinet de la ville (tueur) /
Etudiant en Droit




II/ Questionnements

Descriptions d'Izumi



Izumi fixa avec lassitude la cigarette dont il était l’esclave à cet instant. Il tira une derrière fois dessus puis la jeta au nez de la ruelle endormie qui se dessinait sous le balcon.
Il poussa la baie vitrée qu'il laissa ouverte et pénétra dans l'appartement. Sans prêtait aucune attention à l'intérieur miteux, il se mit à son ordinateur et reprit son travail.
Il pensa à sa vie. A la façon dont les autres le voyait. A ce qu'il était vraiment.
Deux mots auraient pu suffire à le définir : calme et religieux.
Il était issu d'une famille qui puisait ses racines dans la communauté chrétienne de Kensei et, depuis son plus jeune âge, il avait été sensibilisé aux enseignements de la Sainte Bible.
Dans un monde au sein duquel il n'était jamais parvenu à trouver le moindre repère, il avait toujours vu dans les saintes écritures un échappatoire à la réalité. A travers les paraboles relatives à la vie du Christ, il s'était construit un monde parfait. Un monde sans mal ni corruption, dont il avait été le grand architecte et qu'il avait regardé germer, là, dans le creux de son esprit.
Il avait toujours été très intelligent. Du moins, c'est que l'on lui avait dit. Ceux qui le connaissaient le moins, le décrivait comme un garçon prévenant, toujours à l'écoute des autres malgré un masque froid qui servait, sans doute, à le protéger ; une âme sensible aux peines qui rongent l'humanité et à la souffrance des autres ; un pèlerin, avide d'égalité et de justice.
C'est sans doute comme cela que la plupart des gens auraient expliqué son adhésion au droit.
Comme si, avec l'âge, il s'était tout naturellement lassé de la justice de Dieu et s'était, de ce fait, automatiquement tourné vers celle des hommes.
Après tout, tout semblait en ordre dans sa vie.
Il était issu d'une famille aisée. Il n'avait jamais eu de problème avec la justice. Il avait d'excellentes notes et il excellait dans deux sports. Au lycée, il avait d'abord réussi à finir deuxième du pays en participant au tournoi inter-académique de tennis. Et, depuis qu'il était entré à la fac, il avait fait sa place dans le milieu du karaté.
D'aucuns avaient déjà entendu dire qu'il faisait, soit disant partie des Hide mais il n'était pas de ceux qui aimaient afficher leur appartenance à un gang et, mise à part une chevalière assez imposante qui revêtait le signe de l'organisation et qu'il savait cacher lorsque les circonstances l'imposaient, il n'affichait jamais ouvertement ce lien qui, il le savait, pouvait à tout moment lui causer des problèmes.

Car oui, Izumi était, en réalité quelqu'un de très froid et de très calculateur. Une sorte de Machiavel des temps modernes dont on ne connaissait jamais les réelles intentions et qui justifiait tous ses actes, mêmes les plus sordides, par sa propre notion de la « raison d'état ».
Car Izumi était bel et bien très croyant et Izumi était effectivement passionné par la justice des hommes. Mais cette justice, il n'entendait pas la servir mais la conquérir. La faire plier sous sa volonté. La casser, la détruire pour mieux la reconstruire. L'utiliser à son avantage pour servir sa propre notion de ce qu'est le bien et de ce que devrait être le droit.
Dans l'esprit du jeune homme, il n'y avait pas d'équivoque : il faisait partie des êtres les plus pures qui peuplaient la terre. Il était l'un de ces rares génies qui pouvaient mener le monde vers des lendemains radieux. La religion, la famille, les amis, le droit, même les Hide, toutes ces choses n'étaient que des armes qu'il saurait, en temps et en heure, utiliser à son avantage afin de conquérir Kensei et d'y imposer sa vision des choses.

Mais enfin, pour l'heure il était jeune. Il avait encore le temps de sa vie pour mener à bien ses projets et puis, de toute façon, comme nous l'avons déjà dit, toute cette facette de sa personnalité, très peu de gens la connaissait.

Izumi, perdu dans ses pensées, releva les yeux de son écran et eut un large sourire.
Mais alors, si la quasi-totalité des gens ignore qui il est réellement. Comment le voit-elle ? C'était une question qui lui tenait particulièrement à cœur et qu'il se posait très souvent car il attachait énormément d'importance à son image.
Il savait que, aussi triste que ce soit de l'admettre, 90% des gens s'évertuent à juger les autres en fonction de leur physique et de leur aura ; de ce à quoi ils ressemblent et de ce qu'ils dégagent.
Et Izumi, en dépit du caractère solitaire et toujours en retrait que tout à chacun lui connaissait, tenait absolument à dégager cette image du garçon serviable et sympathique. Il savait qu'il s'agissait là du meilleur moyen de se garantir les faveurs des gens qui l'entouraient.

Intrigué par cette interrogation, il s'empara d'une nouvelle cigarette qu'il alluma avant de se diriger vers la salle de bain et de se planter devant la glace pleine de crasse qui ornait la porte du placard de celle-ci.
Il admira son reflet avec satisfaction.
Celui-ci était, à son sens, parfait.
Il n'était ni grand, ni petit. Il mesurait, très exactement, un mètre soixante et onze, ce qui lui permettait de se fondre dans n'importe quel foule.
Il était vêtu de ses habituels mocassins de salaryman quelque peu excentrique sur les bords, d'une paire de jeans impeccable et d'une grosse ceinture marron.
Comme la chaleur l'avait poussé à retirer sa chemise, il se trouver torse nu et avait tout le loisir d'épier les moindre imperfections qu'auraient pu présenter son corps de jeune adulte.
A son sens, il n'y en avait aucune. Son torse était certes assez imberbe mais il était incroyablement bien dessiné. Sous deux pectoraux solides, se succédaient des abdominaux qui semblaient presque immuables tant ils étaient bien sculptés. Son nombril était assez discret. Il n'avait pas de cicatrice, pas de tatouage, juste une peau claire immaculée.

Il tira une nouvelle taffe sur sa cigarette et son regard se perdit un instant dans la fumée empreinte de tabac qui, en s'envolant, venait encadrer son visage aux allures d'ange.
Il avait une belle gueule, c'est le moins que l'on pouvait dire. Autour de ses yeux très légèrement bridés et teintés d'une puissante couleur marron, gravitait un visage absolument divin, aux légères influences orientales mais qui présentait assez de traits communs avec les occidentaux pour que n'importe quelle nippone soit incapable de rester insensible face à lui.
Sans doute avait-t-il des européens dans son arbre généalogique. Un ou deux soldats américains peut-être qui se seraient perdu dans cette généalogie qui se voulait pourtant pure. Il n'en savait rien.
En tout cas, si Izumi était certain d'une chose, c'est qu'il était très beau, qu'il le savait et qu'il n'hésitait pas à s'en servir.

Il était, à dire le vrai, très égocentrique. Et la seule personne qu'il aimait plus que lui... et bien, en fait, il n'y avait personne qu'il n'aimait plus que lui.
Il se trouvait très intelligent, très beau, très droit. Il se trouvait parfait et, en plus de cela, il savait admirablement bien le cacher.
Il se terrait toujours sous une modestie feinte et sous un masque de sympathie et, aux rares personnes qui se croyaient suffisamment proches de lui pour se voire comme ses amis, il leur offrait un caractère faussement jovial et un rire facile.
Ce qui faisait particulièrement rire ces gens là, c'était sa grande passion des nouilles et le fait que, étant très porté sur la nourriture et ayant une peur panique de se servir des couverts de quelqu'un d'autres, il se promenait toujours avec une paire de baguettes (d'une très grande valeur d'ailleurs) dissimulée dans un étui en cuire qu'il planquait dans la poche intérieure de sa veste.

Oui, c'était définitivement cette image, qu'à travers ses amis, Izumi offrait au reste du monde : celle du bon copain. De la connaissance un peu cul béni sur les bords mais toujours prête à faire rire. Même les membres de son gang, qui pourtant connaissaient une facette de lui qui ne filtrait que rarement à l'église ou à l'université, étaient en fait à mille lieux de se douter de toutes l'ampleur du machiavélisme, de l'auto-satisfaction, du caractère froid et calculateur et du manque, quasi-maladif, d'empathie, qui tiraient les ficelles qui animaient le moindre geste du jeune homme.
Il se mit à rire, car cette situation l'amusait beaucoup.

Mais, un coup de sonnette, le ramena bientôt à la réalité. Il alla enfiler sa chemise et sa veste, se ralluma une nouvelle cigarette et alla ouvrir la porte de l'appartement.






III/ Execution

La face cachée d'Izumi



Izumi ouvrit la porte de l'appartement, découvrant, sans surprise, sur le palier, une femme d'assez grande taille, vêtue d'un complet beige, d'une pochette noire et portant un sac en papier dans la main.
Elle avait de beaux yeux verts qui s'illuminèrent au moment où elle vit le visage d'Izumi. Se dessina alors un sourire qui fit découvrir ses dents en bataille.
Elle était très maigre. D'une maigreur presque affolante. Ses longs cheveux noirs laissaient entrevoir deux petites oreilles décollées.
Les critères de beauté sont parfois étranges. En Europe, cette jeune fille aurait peut être été considérées comme un poux. Au Japon, elle présentait tous les caractères de la jeunesse et de l'innocence. Ce qui ne manquait pas de faire fondre la foule de ses prétendants.
-Miura. Dit Izumi. Je t'attendais.
-Kokuro, répondit la jeune femme. Me voilà.
Sans plus de cérémonie, le jeune homme fit entrer son invitée avant de refermé la porte avec soin.

-Je suis impressionnée dit celle-ci en s'installant timidement sur la canapé sale. Trois rendez-vous et trois appartements dans trois quartiers différents de la ville. Tu dois être quelqu'un d'assez important pour jouir d'autant de moyens.
-C'est pour te changer des lovehotels. Répondit le jeune homme en baissant pantalon et caleçon et en s'installant sur le bureau. Tu as mes nouilles au poulet ?
La jeune femme lui adressa un regard amusé. Il avait toujours l'air si détaché du monde réel.
Elle se leva d'un air nonchalant, tendit le sac en papier qu'elle tenait, à son hôte puis elle retira son complet, s'agenouilla devant le bureau et commença à prendre soin de lui.
Izumi brandit sa paire de baguettes et s'attaque à son festin avec avidité.
-Tu vois Miura, commenta Izumi. Il y a des centaines de prostituées dans cette ville. Parmi celles-ci, il n'y en a que quelques dizaines que je côtoie. Parmi ces dizaines, il n'y en a que deux qui acceptent d'accompagner leur visite d'un plat de nouilles et parmi ces deux là, il n'y en a qu'une seule qui se rappelle de l'importance que j'attache aux nouilles au poulet.
-Aemi... répondit l'autre tandis que sa tête avait déjà commencé à faire des allers et retours d'avant en arrière.
-Comment?
-Appelle moi Aemi.
-Bien... moi c'est Izumi.
-Izumi ! S'exclama l'autre en arrêtant sa besogne. C'est un prénom de fille.
Un court silence s'installa.
-C'est unisexe... Ma mère a choisi de m'appeler comme ça à cause du sermon qu'a fait le prêtre le jour de mon baptême. Parce qu'il y parlait d'une fontaine d'eau pure qu'il utilisait comme allégorie pour désigner la Sainte Bible et ses enseignements.
-T'es chrétien ?
-Oui, répondit l'autre en gobant ses nouilles. Pourquoi ça t'étonne ?
-J'en sais rien. Tu ne m'as jamais parler de ta vie.
-C'est parce que je ne te paie pas pour jouer les thérapeutes.
Le garçon posa ses baguettes et fit un signe de la main assez évocateur.
-O, désolé. S'empressa de placer Aemi.
Puis elle reprit son travail.
-Tu es pressé ? Demanda-t-elle.
-Non, j'ai tout mon temps. Précisa l'autre en reprenant son repas. C'est  un soir des plus spéciales. Tu ne vas pas tarder à t'en rendre compte.
La jeune fille s'arrêta et eut un large sourire.
-Tu m'as préparée une surprise ? S'étonna-t-elle avant de reprendre lascivement.
-Tu verras bien... tu.. tu veux que je te parle de moi ?
-Mhmh...
-Qu'est-ce que tu veux savoir ?
-Tout.
Le jeune homme hésita un instant, puis il se lança.
-Et bien, je m'appelle Izumi Kokuro. Je viens d'une banlieue calme de Kensei. Born and raised, comme disent les anglais.
Il goba quelques nouilles avant de poursuivre :
-J'ai grandi dans une famille très bien. J'ai toujours été un élève brillant et j'ai été major de ma promotion, à la faculté de droit, en première et en deuxième année.
-Tu étudie le droit ?
-Oui.
-Tu as des frères et sœurs ?
-Non.
-Des amis ?
-Pas des qui ont de l'importance.
-Une petite amie ?
-Oui, je vie avec elle. Mais j'ai pas spécialement envie de penser à elle... en ce moment. Tu comprendras aisément pourquoi.
Aemi eut un petit rire.
-Des animaux?
-J'avais un chien quand j'étais gosse. On avait une grande maison. Mais on a du le faire piquer il y a quelques années.
-Ok. Parle moi de tes parents. Comment ils sont ?
-Classiques. Mon père est le pdg d'une entreprise d'électroménager. Il est très fier de l'avancé de mes études. Quant à ma mère, c'est une ancienne chirurgienne reconvertie en femme au foyer. Et elle désespère de na pas me voir encore marié.
-Et... et tous ces appartements alors ?
-Pour mon boulot.
-Tu fais quoi ?
-Je suis assistant juridique.
-Ah... c'est bien... mais je ne vois pas vraiment le rapprochement...

A ce moment là, un silence s'installa.
Aemi finit consciencieusement son travail et Izumi acheva de terminer son plat de nouilles qu'il posa sur le bureau.
Il referma alors son pantalon et fixa son invitée droit dans les yeux. Son regard était froid et impassible.
Celle-ci ne sut pas trop quoi en penser.
Elle tenta de s’approcher de lui, mit la main dans ses cheveux noirs mi-court et esquissa une étreinte.
Izumi la serra dans ses bras et huma sa chevelure pleine de sueur avant de lâcher, d'un ton très calme :
-Je t'ai déjà parlé de mes totems.
-De... tes... totems... non, je ne sais même pas ce que c'est.
-Des objets que je porte toujours sur moi. Ils m'aident à avancer et ils me donnent du courage.
-A... j'ignorais que tu possédais ce genre d'objets. J'aimerais beaucoup les voir. Tu veux bien me les montrer ?
De nouveau un silence.
-D'accord.
Izumi lâcha la jeune femme et détacha une chaîne d'autour de son cou pour lui tendre. Elle était en or et le médaillon de celle-ci était orné d'une imposante croix.
-Kawai desune.... s'amusa Aemi. Et ton autre totem ?
Izumi sortit alors de sa poche une bague qu'il posa à côté de lui.
Bien qu'amusée, dans un premier temps, le visage de la jeune femme changea au moment où elle apperçut le signe qui était gravé sur la chevalière.

秀 – Exceller


-Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Aemi d'un ton sec en regroupant ses affaires.
-Quoi ? S'amusa Izuki. Qu'est-ce qu'il y a ?
La situation le faisait beaucoup rire.
-Y'a que je saivais pas que t'étais des Hide.
-Et alors, qu'est-ce que ça fait. Poursuivit-il presque au bord de l'euphorie.
-Ça fait que j'en savais rien. C'est tout. Dit-elle en rémettant ses chaussures. Putain, d'habitude vous êtes pas sensés porter ce putain de signe à la con cousu sur vos cols de chemise ou une merde comme ça ?
-Oui, et ben moi je le fais pas. Dit Izuki en se levant. Qu'est-ce qu'il y a ? Lacha-t-il dans un rire. Ca va ?
-Non ca va pas.
-Pourquoi ?
Aemi s'imobilisa. Elle tenta de reprendre ses esprit, puis, tout en pointant un doigt accusateur en direction de son client, elle lui lança :
-Ca va pas parce que je savais pas que j'étais en train de pépon un sal Hide de merde !
Sur ceux, elle tourna les talons et se dirigea en direction de la porte.
Izuki se lança à sa poursuite.
-Aemi...
-Miura !
-Miura attends, ton argent...
-J'en veux pas. Garde le ! Et achète toi un putain de blason avec pour le courdre sur ta chemise, tiens.
Izumi arrêta de rire cette fois.
-Miura ! Ordonna-t-il.
-Quoi ! S'eclama la jeune femme en se retrournant.
Mais lorsqu'elle fit cela, elle ne découvrit pas le visage du garçon désolé mais le canon d'un silencieux pointer dans sa direction. Et un visage de démon dissimulé derrière.
-I... Izumi. Balbutia Aemi.
-C'est Kokuro pour toi.
La jeune femme fit tomber tout ce qu'elle avait dans les mains, sur le sol.
-Qu... qu'est-ce que tu fais Kokuro. Attends ! Pourquoi !
-A genoux. Répondit le jeune homme.
-Kokuro.
-A GENOUX !
La jeune femme s'excécuta. Son corps brûlait d'une chaleur insupportable. Son cœur lui faisait mal et de grosses larmes coulaient sur son visage.
-Kokuro ! Pourquoi, arrête ! Je dirais rien. J'te jure que je dirais rien.
-T'en fais pas pour ça. C'est pas ça qui m'a fait sortir mon arme.
-MAIS QUOI ALORS !
-Toi. Tout simplement toi : A-e-m-i M-i-u-r-a. La pute des hautes sphères Kuragari.
La jeune femme ne trouva rien à répondre.
-Nous les Hide, on en a marre qu'ils se croient tout permis ici et qu'ils recommencent à s'en prendre aux citoyens de notre ville. Il paraît même qu'il y a des policiers qui bossent pour eux maintenant... Alors, quand on a appris qu'une fille originaire des mêmes quartiers que nous leur offrait ses services et que, en plus, elle avait osé leur révéler l'identité des familles de pas mal de nos gars... (à ce moment là, le jeune homme eut un rire) ben, on a vu rouge.
-Izuki tu comprend pas...
-NON C'EST TOI QUI COMPRENDS PAS !... Miura, tu as pactisait avec le Diable et c'est un pêcher qui doit être puni de mort. Si ton bras droit t'as offensé, tu dois le couper. C'est ce qui est écrit dans la Bible.
-Izuki, je tiens à toi... bagaya la jeune fille en pleurant toutes les larmes de son corps. Je te promets, je tiens à toi. Je... je sais que ça ne fait que quelques jours que l'on se côtoie mais je te promets, ce que je ressens pour toi, je ne le ressens pour personne d'autre c'est un sentiment fort... je crois que... je crois que je t'aime ! Alors ok... ok j'ai fais des erreurs mais il est pas trop tard pour changer. Pas trop tard si tu m'apprends... Je t'en supplie ! Tu sais, j'avais pas le choix. C'est pour ça que j'ai fais ce que j'ai fais mais... je peux changer. Je te promets. Je nous imagines ensembles tous les deux. Heureux... Avec toi, tout peut être différent. S'il te plait... tend moi la main... Me laisse pas comme ça... pitié...
Izuki mit la main dans la poche intérieure de son manteau et en sortit une bible de poche qu'il jeta à la jeune femme.
-Lis... dit-il. Froid. Impassible.
L'autre eut une nouvelle crise de sanglots.
-Izuki...
-Chut, chut, chut, chut, chut, chut, chut, chut, chut, chut, chut...
Le garçon s'agenouilla à sa hauteur, essaya les larmes qui coulaient sur sa joue et répéta :
-Lis.

La jeune femme hésita un instant. Elle bondit alors et tenta d'attraper l'arme.C'était sa chance!
Mais Izuki la repoussa sans difficulté.
Se laissant alors complétement aller, elle tomba en arrière, sur ses fesses, et baissa la tête dans un signe de résignation.
-LIS !
Aemi ouvrit la bible à l'endroit qu'Izuki avait indiquait par un marque page. Le visage pâle, le souffle court, elle commença la lecture:
-Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas... sur la voie des pécheurs, et qui ne s'assied pas en compagnie... des moqueurs...
Elle eut un sanglot. Izuki se leva et aboya :
-LIS MIEUX !
-Mais qui trouve... son plaisir... dans la loi de l'Eternel, et qui la médite...
Izuki eut un hochement de tête, ensembles, ils dirent :
-jour et nuit.
Puis, tandis que Izuki mururait la suite, Aemi continua, selon les ordres, à lire à voix haute.
-Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau. Qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu'il fait lui réussit. Il n'en est pas ainsi des méchants. Ils sont comme paille que le vent dissipe. C'est pourquoi les méchants...
Aemi s'imobilisa un instant comme interloquée. Puis, elle fondit en larmes.
-Termine le.
Elle ne répondit rien.
-TERMINE LE !
Elle continuait de se morfondre.
-Bon, s'impatienta le jeune homme qui lui arrache la bible des mains et la plaça devant ses yeux. Tanpis pour ta rédemption.
Et il poursuivit la lecture par lui même :
-C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, ni les pêcheurs dans l'assemblée des justes. Car l'Eternel connait la voie des justes... Et la voie des pêcheurs... mène à la ruine...
-Izuki...
-Aemi... sayonara.
Deux coups de silencieux filèrent en direction de la jeune femme. Son corps s'effondra en arrière.

Le jeune homme rangea son arme, alla se laver les mains et descendit dans la rue.
Il ouvrit le coffre de sa voiture. Celui-ci contenait le cadavre d'un homme enveloppé dans un tapis et un dossier.
Izumi attrapa ce denier qu'il parcourut avec attention.
-Maeda Eikishi. Tu es poursuivi pour coups et blessures sur ta femme et, celle-ci, a visiblement porté à l'attention de la cour le fait que tu avais un coup particulièrement prononcé pour les prostituées. Et bien, peut être les aimaient-tu assez follement pour en tuer une.
Le garçon monta le corps de l'homme jusque de l'appartement et il le plaça sur le balcon, à proximité de la bombone de gaz qu'il venait d'extrême de la cuisine. Il ouvrit celle-ci.
Il rassembla alors ses affaires et attrapa le portable de la jeune fille qu'il venait de tuer. Il chercha le nom de l'un des dirigeants des Kuragari à qui il envoya ce simple message:

秀 – Exceller


Il jeta le portable par terre et le fracassa avec son pied.
Enfin, il badigeonna les lieux d'essence.
Suite à cela, il quitta l'endroit, pour la toute dernière fois; sans préter la moindre attention au corps d'Aemi qui gisait sur la parquet.

Il prit sa voiture, s'éloigna et, une fois qu'il fut à bonne distance, il sortit de sous le siège arrière un fusil d'assaut.
Lorsqu'il tira, la balle alla directement se nicher dans la bombone de gaz qui fit exploser le balcon et mit instantanément le feu au reste de l'appartement.

Izuki mit la première, fit demi-tour et s'engagea sur l'autoroute.
Il affichait un large sourire. Il était content. Il venait de tuer un homme qu'il considérait comme mauvais. Il avait puni une traitresse d'un gang rival et qui faisait le mal partout autour de lui. Il avait envoyé un message fort aux représentants de ceux-ci et pour cela, il n'avait eut ni à leur révéler sa véritable identité, ni à attirait l'attention de la police puisqu'il leur avait fournit un suspect de choix.
Son travail était accompli. Il venait de faire s'abattre le bras de la justice.

Son téléphone sonna.
-Mushi mushi, dit-il.
-Qu'est-ce que tu fais ? Répondit une voix langoureuse.
-A, Sayumi-chan... comment ça va mon amour?
-Ca va. Mais je suis toute seule devant la télé et je commence à m'ennuyer un peu. Tu rentres à quelle heure ?
-J'arrive. J'ai du faire des heures sup' au cabinet. Ton père tenait absolument à ce que je m'occupe personnelement de corriger les quelques erreurs qu'il avait faites sur un dossier très brûlant mais je viens de finir là. Je rentre directement. Tu veux que je te prenne quelque chose à manger ?
-Non, juste toi. J'ai fait des nouilles au poulet.
-Tu me connais bien.
Le jeune garçon jeta un coup d'oeil rapide à sa montre.
-Ecoute, je fais au plus vite. Je serais probablement rentré à tant pour regarder un film avec toi mais je vais devoir me coucher tôt. J'ai cours demain matin.
-je t'attends Izumi-kun.
-A tout de suite.
Kokuro raccrocha et appuya sur l'accélérateur.
La voiture s'enfonça dans les ténèbres d'une Kensei endormie.




Dernière édition par Izumi Kokuro le Dim 25 Mai - 14:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Sam 20 Avr - 13:58


IV/ Flashback

Un retour sur le passé d'Izumi



Izuki se laissa aller à ses songes. Sayumi était vraiment parfaite pour lui. Il ne l'aimait pas certes. Mais il avait appris à l'apprécier. Et puis elle lui apportait ce caractère de stabilité qui, fut un temps ,avait manqué à sa vie.
La route s'élançait avec grâce devant sa voiture. Les lumières des lampadaires filaient le long de sa couse comme autant de lucioles qui lui aménageaient un passage à travers la nuit.
Oui, sa vie actuelle lui convenait bien plus que son passé. Bientôt, il serait rentrer dans son appartement et il pourrait prendre un peu de repos. Bientôt...



BANLIEU DE KENSEI, 6 ANS PLUS TOT...

La voix cristalline d'une cantatrice étrangère s'éleva dans la cuisine de la maison des Kokuro, embaumant l'air ambiant d'une pointe de volupté et d'un parfum discret, tout empreint de nostalgie.
Sur les accords d'un bel di, de Xiao Xiao San, le célébrissime opéra de Puccini, Sakura s'évertuait à découper de la viande en fines lamelles.
Elle avait toujours apprécier la langueur des opéras étrangers. Beaucoup plus que la ferveur du théâtre Kasuki.
Et, tandis la dame aux papillons chantait son désespoir de femme bafouée, la mère de famille aimait à vaquer à ses occupations, nettoyant la maison familiale jusque dans ses moindres recoins ou préparant des repas toujours plus sophistiqués pour son mari et pour son fils.
Elle ne prêtait presque plus aucune attention à la musique mais celle-ci demeurait là, dans un coin de son esprit et la faisait voyager tandis qu'elle se noyait dans les tâches toujours plus routinières qui peuplaient sa vie toute nouvelle de femme au foyer.
Elle entendit un bruit derrière elle et, lorsqu'elle se retourna, elle aperçut le visage boursouflé de son mari, collé à quelques centimètres du sien.
Elle faillit défaillir.
-Qu'est-ce que...
L'homme ne répondit rien et, avec toute la fougue d'une bête sauvage, il se jeta sur elle et lui vola un baiser.
-N...non ! Protesta Sakura en se dégageant. J'ai dit non !
-O... râla son mari. Xiao Xiao Chan, juste un petit baiser.
-Arrête de m'appeler comme ça.
Puis, tout en tendant son couteau vers lui, elle ajouta :
-Tu compte m'abandonner pour une américaine toi aussi ? Comme dans l'opéra ?
-Non.
-Alors...
Takumi ne répondit rien. Il se tint tranquille un instant, puis, tout en jetant son bras vers la nourriture que préparait sa femme, il lança :
-Non, car la seule chose que j'aime plus que ma femme, moi, c'est la viande.
Sur ce, il en attrapa un morceau qu'il fourra directement dans sa gorge.
-Non ! Hurla Sakura. J'ai dit non !!!! Pas cru !
Mais il était trop tard. Takumi l'avala d'une traite.
-O mon Dieu, c'est dégoûtant.
-Mhhhh, quoi ? Questionna son mari en pointant sa groge du doigt et en finissant d'avaler le gros morceau qu'il avait dans la bouche. C'est comme ça qu'on mange le poisson non ?
Sakura eut un soupire.
-Tu sais très bien, hacha-t-elle tout en jouant de son couteau, que ça n'est pas comme ça que l'on mange la viande rouge. Si l'on ne fait pas cuire la viande rouge, on peut mourir.
Tout en se retournant vers lui et en le pointant de son couteau, elle ajouta :
-Tu veux mourir ?
Un silence s'installa. Takumi fixa sa femme tout en s'essuyant la bouche avec les doigts.
-Il faut que je file au bureau. J'ai une réunion avec les représentant de chez Fuji. Finit-il par annoncer.
-A cette heure !
-Ils reviennent de l'étranger et ils veulent absolument voir ça avant demain.
La musique prit un rythme lent et apaisant.
-Tu ne mange pas ici ? Demanda Sakura quelque peu déçue.
-Je ne suis pas sûr répondit son mari en quittant la cuisine et en allant finir de se préparer. Tout dépend du temps que cela me prendra.
-Et bien parfait. Lança Sakura en reprenant son travail. Tu n'as qu'à pas rentrer. De toutes façon tout cela ça n'est pas pour toi. C'est pour mon fils. Mon fils qui a finit dans les dix premiers du pays au concours d'entrée à l'université. Ahah ! Quelle fierté pour une mère de pouvoir dire ça... Avec de telles notes, nulle doute qu'il pourra entrer dans n'importe laquelle des universités du Japon.
Le rythme de la musique s'accéléra.
-Mais il préférera rester ici. Je le sais. Prêt de son Église, de ses copains... et de sa maman. C'est un bon petit, tu sais ? Tu devrais lui dire plus souvent.
Sakura entendit la porte d'entrée claquer. Elle sut que son mari était parti.
-Hhhhh... soupira-t-elle.

L'air de la cuisine changea à cet instant. Xiao Xiao san avait désormais pris sa voix de sauterelle et montait dans des aiguës venus d'un autre monde. Un arrière plan d'angoisse se détacha du tableau qui figurait la parfaite image d’Épinal de la bonne mère de famille japonaise, toujours occupée à la cuisine.
Sakura alluma le gaz, huila une poile et y fit glisser les morceaux de viandes qui commencèrent à crépiter. Elle s'empara d'une poignet de soba qu'elle jeta dans l'eau bouillante. Le repas était en route. Se rendant compte qu'elle avait un peu de temps libre devant elle, elle ouvrit le placard qui se trouvait au dessus de son évier et en sortit une bonne bouteille de Chardonais. Elle prit un verre à pied, s'en servit un peu et y trempa les lèvres, juste histoire de sentir en elle le frisson de l'interdit.
La voix de la cantatrice s'éleva, par palier, dans des aigus encore plus impressionnants... encore plus inquiétants. Le grand moment, c'était pour bientôt.

Sakura entendit à nouveau la porte d'entrée.
-Kokuro... bon Dieu ! S'agaça-t-elle. Tu as encore oublié ton attaché-case, c'est ça !
Elle quitta la cuisine et évolua vers l'entrée.
La voix folle de Xiao Xiao san la poursuivit, montant encore et encore dans les aigus et finissant dans un cri d'outre-tombe, un cri qui fait froid dans le dos, un cri atroce et pourtant si harmonieux ; un cri qui se trouva tout de suite briser par un autre cri, par celui d'une Sakura absolument traumatisée par le spectacle qui se dessinait devant ses yeux...
-HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!

Le verre de Chardonais et le couteau lui échappèrent et vinrent se fracasser, en même temps, sur le sol. Pendant un moment, tout se figea.
Le verre à pied explosa dans une détonation fantastique et répandit son contenu pourpre sur la moquette. Puis, très vite, elle s'en alla imbiber la lame du couteau de cuisine.
La musique cessa.



ENTREPOTS DE KENSEI, PLUS TOT LORS DE CETTE MEME SOIREE...

Izumi s'alluma une cigarette et regarda le bâtiment qui se dressait devant lui. Une profonde angoisse le saisit. Le signe de son humanité sans doute. Quel gamin de 17 ans n'aurait pas était effrayait par la situation dans laquelle il se trouvait ?
D'un pas qui se voulait assuré, il se dirigea vers l'entrée de l'entrepôt et frappa trois grands coups à la porte.
Un garçon d'à peu près son âge lui ouvrit, suivi de près par un molosse d'une quarantaine d'années en costume noir. Une violente nuée de tabac et de chanvre s'échappa du local.
-Tiens, tiens, tiens, annonça la voix de l'hôte, Kokuro Izumi de la terminale C. Qu'est-ce que tu fous là ?
-Laisse moi entrer Kato, commanda le jeune homme sur un ton autoritaire.
-Et pourquoi est-ce que je ferais ça ?
Le molosse s'approcha de l'entrée afin d'être sûr de pouvoir parer à toute éventualité.
-C'est vrai, après tout, c'est pas toi que j'ai vu traîner avec les Hide ces derniers temps ?
-Excuse-moi, répondit le jeune homme, j'aurais peut être mieux fait de faire comme toi : lécher le cul des Kuragari histoire de me faire du blé.
Le molosse esquissa un geste.
-Hé hé hé... lança Izumi en reculant d'un pas.
Il plongea la main dans sa poche, s'empara de son portefeuilles et en extirpa deux billets de 5000 yens.
Il en tendit un à Kato et un au vigile.
-Laissez moi entrer.
Les deux portiers hésitèrent un instant, puis ils s'écartèrent et laissèrent le passage libre.
Izumi pénétra au sein d'un tripot où se trouvaient plusieurs tables de jeux où des hommes et des femmes occupaient à de basses besognes pariaient l'argent qu'ils avaient durement gagner dans la journée. Entre les tables se pressaient une foule d'employés en costume, vêtus de noirs et aux yeux camouflés derrières des lunettes de soleil.
-Pardonnez-les mon père, murmura Izumi, car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Le jeune homme chercha sa cible un instant, puis elle lui apparut, dissimulée dans le fond de la salle, perdue à une table de poker qu'elle partageait avec trois hommes en costume.
Il se dirigea vers elle, lui attrapa le bras et lança un vigoureux :
-On s'en va.
Les trois hommes lui jetèrent un regard interloqué. La jeune femme leva vers lui ses yeux d'un vert mélèze.
Lorsqu'elle le reconnut, elle s'écria :
-Kokuro chéri ! Te voilà enfin !!! Les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Izumi examina les pupilles de sa petite amie. Elles étaient dilatées à l'extrême.
-Tu joue maintenant ? Demanda-t-il.
-Non. Uniquement ce soir... j'avais besoin d'argent.
-D'argent ? Pourquoi faire ?
La jeune fille dégagea son bras et ne répondit rien.
Izumi savait que sa petite copine se droguait. En temps normal, cela dit, il préférait l'ignorer.
-Je suis con. Lança-t-il. Bien sûr que je sais pourquoi est-ce que tu as besoin d'argent. Allez, on s'en va. Je t'en donnerai si tu veux.
-Non ! J'ai dit ! Je veux d'abord finir ma partie !
-Hey ! grogna l'un des autres joueurs en se levant. T'as entendu la jeune fille ? Elle a dit qu'elle voulait finir la partie.
Izumi, exaspéré, se pencha par dessus l'épaule de sa petite copine, jeta un rapide coup d’œil à ses cartes et hurla :
-Un roi, deux deux, un valet et un neuf. Tous dépareillés. Je suppose que vous avez mieux ?
Puis, en attrapant le bras de Nana, il ajouta :
-Partie finie. On s'en va.
-Hey ! Mais pourquoi est-ce que t'as fait ça ? J'aillais me refaire.
-Biensûr.
-Attends un peu mon garçon, lui ordonna un autre joueur. Tu crois que tu peux venir ici et nous ruiner notre partie ? Si tu veux la prendre avec toi, tu vas devoir nous payez tout ce qu'elle nous doit. Plus la mise de la partie que tu viens de foutre en l'air aussi.
Sans sourciller, Izumi prit son porte-feuilles qu'il jeta sur la table.
-Tenez, y'a deux-cent mille yens là dedans, régalez-vous.
-Deux-cent mille yens, s'amusa l'autre. Tu veux quoi ? Payer nos consos ?
Le lycéen lança son regard dans ceux des trois hommes.
-Mais attendez, c'est ridicule. Nana n'aurait jamais eu assez d'argent pour...
-On sait. On lui a fait crédit figure toi.
-Ce qui est déjà en soit très malin... combien est-ce qu'elle a perdu ?
-Trois millions de yens.
Izumi eut un haut le cœur.
-T... trois millions de yens !
Puis, à l'adresse de sa copine, il ajouta :
-Comment est-ce que t'as pu perdre trois millions de yens ?
-Écoute, c'est pas grave, précisa l'un des trois hommes, si tu peux pas payer, on va garder ta petite copine.
Et sur ce, il la saisit par le bras et la tira vers lui.
-Kokuro... kokuro...s'exclama la jeune femme.
-Hey, attendez ! Lança le jeune homme. C'est bon, je vais payer... Pas tout de suite parce que j'ai pas l'argent sur moi mais je vais payer. Je vous le jure.
-Et comment on peut en être sûrs ?
-J'habite à Miraoaza. Au numéro 47. C'est la grande maison avec une mercedes garée devant. Ça vous va comme garantie ?
Il y eut un silence.
Dès lors qu'il avait ouvert le bouche, Kokuro s'en était atrocement voulu. C'était sa véritable adresse qu'il venait de donner. Comment avait-il pu faire quelque chose d'aussi stupide.. mais Nana... il l'aimait Nana...
-Miraoaza... répéta l'un des hommes. C'est pas le quartier le plus riche de la ville dit moi ?
-Écoute, renchérit un autre homme, on va se pointer devant chez toi. T'as intérêt à pas nous avoir menti. Sinon, on te retrouvera.
Sans demander son reste, Izumi pris sa petite copine par le bras et quitta le tripot.



QUELQUES HEURES PLUS TARD...

Izumi marchait en direction de chez lui.
Il venait de déposer Nana chez elle et il pensait à la soirée de chaos qu'il venait de vivre. Quelle allait être la suite des événements ? Se demanda-t-il tandis qu'il s'enfonçait dans les rues calmes et désertes de Miraoaza.
Mon Dieu, il n'aurait jamais du donner l'adresse de chez lui à ces types. Comment avait-il pu être aussi stupide ?
Il pensa un instant à avertir les autres Hide de ce qu'il venait de lui arriver.
Peut être pourraient-ils l'aider. Après tout, il avait rejoint le gang depuis peu de temps mais il savait que ce choix était normalement sensé lui apporter tout le soutient dont il avait besoin pour ne pas avoir peur des menaces extérieures. C'est ce que lui avait dit une camarade de classe : Yumi, lorsqu'elle l'avait embrigadé. Elle s'était revendiquée comme l'une des chefs du clan et, selon elle, les valeurs prônées par celui-ci, le poussait à toujours à venir à la rescousse de l'un de ses membres.
Enfin, depuis l'arrivé des Kuragari en ville, tout avait changé.

Tandis qu'il progressait en direction du 47, la lumière des phares d'une voiture l'éblouit.
Lorsque la limousine passa à sa hauteur, il jeta un coup d’œil à travers la vitre arrière de celle-ci et il reconnu son père qui le fixait d'un être inquiet. La voiture fila dans la direction opposée à celle de chez lui.
-Qu'est-ce que...
Alors qu'il concentrait son attention vers sa maison, Izumi vit bientôt trois silhouettes se dessiner devant son entrée.
Deux d'entre elles étaient petites et trapues. Il s'agissait de deux des hommes qu'il avait croisés au tripot. Le troisième était plus grande, plus élancée, plus virile. Izumi ne l'avait jamais vue de sa vie.

Le cœur du jeune homme s'accéléra et manqua de défaillir.
Sans leur prêtait la moindre attention, il tenta d'ouvrir son portail, mais le plus grand des trois hommes l'en empêcha.
-Alors, dit celui-ci, il paraît qu'on doit de l'argent à mes amis ?
Kokuro l'examina avec inquiétude tandis que les deux autres hommes l'encerclaient.
Il était torse nu et sur sa peau sombre s'élançaient les contours d'un tatouage représentant l’emblème du Bioazard. Ses yeux étaient fins et sournois. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur sa nuque. Il était armait d'une longue barre de fer qu'il faisait virevolter, l'air de rien.
Il ressemblait à un tueur.
Les deux autres hommes rirent au moment où il sortirent deux couteaux papillons de leur poche.
Izumi eut un regard en direction de sa maison. Il vit que la lumière de la cuisine était allumée et, à travers les rideaux, il devina la silhouette de sa mère en train de préparer le repas.
-Maman... pensa-t-il, maman, par pitié, ne sors pas.
-Alors. Lança le plus grand de ses assaillants. T'as les trois millions ?
-T'es qui toi ? lança Izumi avec aplomb.
L'agresseur se figea un instant, comme surpris. Puis il eut un rire puissant avant de répondre :
-Jey. Tyler Jey. Mais t'as pas répondu à ma question.
-C'est ridicule. Jeta Izumi. Vous me les avez réclamé y'a même pas trois heures. Comment est-ce que vous voulez que je rassemble une telle somme en aussi peu de temps.
-T'as une jolie voiture. Répondit Tyler. Une jolie maison. Tes parents doivent beaucoup t'aimer, non ?
-Les mêlez pas à ça.
Tyler eut un rire.
-Bon écoute mon gros. J'pense qu'il est assez évident que ce qui t'intéresse, c'est pas l'argent.
-Ahah... t'as raison, p't'être pas.
-Alors qu'est-ce que tu veux putain ?
-J'sais pas... p't'être que j'ai juste envie de me faire un petit bourge d'Hide, juste devant sa maison de fils de riche...
Le cœur d'Izumi s'arrêta. Il y eut un silence qui parut durer une éternité.
Et puis le chaos.

-J'en sais rien. Venait juste de dire le dénommé Tyler. L'idée de massacrer un petit Hide devant sa propre maison me botte bien en fait.
Izumi n'avait rien répondu. Les battements de son cœur s'étaient interrompu. Un long silence s'était installé.
Sans prévenir, Kokuro bondit à la gorge de son adversaire.
Il vit, du coin de l’œil, deux silhouettes fondre vers lui et il sentit deux lames s'enfoncer dans ses côtes.
Il eut un cri horrible.
Sa mère avait très probablement mis la musique, comme à son habitude. Elle ne l'entendrait très probablement pas. Elle continuerait à cuisiner pour fêter ses résultat au concours d'entrée à l'université. Tant mieux. Au moins n'était-elle pas en danger.
D'un coup de coude bien placé, Izumi parvint à dégager l'un de ses assaillants qui bascula en arrière. Il esquiva un coup de barre de fer avant de parvenir à en envoyer un deuxième au tapis.
Ne restait plus que Tyler.
Kokuro lui fit face mais ses blessures le minaient.
Il se prit un coup de barre de fer dans les côtes et un autres sur le visage.
Il tomba au sol et sentit de larges plaies s'ouvrir sur sa peau.
Son sang... il voyait son sang se répandre sur le bitume. Là, juste devant chez lui. A l'endroit où son père venait chercher le courrier tous les matins. A l'endroit où sa mère l'emmenait jouait lorsqu'il était petit.
Tout allait-il finir maintenant ? Si vite ? …. Si bêtement ? …

Que feras-tu après ça mon amour ?


Un nouveau coup de barre de fer vint l’assommer. Il s'étendit de tout son poids et sentit ses dents se briser contre le goudron.
La nuit était calme. Il n'y avait rien. Plus rien d'autre que le rire de Tyler.
Un nouveau cou le plia en deux.

Mon amour, après ça, que feras-tu ?


Le visage de Nana se dessina devant ses yeux clos. Il sentait le sang qui se rependait autour de lui.
-Achevez-le, lança la voix de Tyler avec dédain.

Mon amour, que feras-tu ?


Il y eut un coup de feu qui déchira la nuit. Puis, rien d'autre que les aboiements des chiens.


Izumi reprit connaissance presque aussitôt.
Il se retourna avec douleur et il vit le chauffeur de son père armé d'un long fusil qu'il braquait vers le ciel.
Ce dernier attrapa la barre de fer que Tyler venait de lâcher et la brandit en directions des agresseurs.
Le chauffeur baissa le canon de son fusil qu'il braqua en direction des troubles-fête.
-Cassez-vous. Lança-t-il.
Les hommes déguerpirent aussitôt.
Kokuro se releva difficilement.
-P... papa... balbutia-t-il
La limousine de celui-ci était garée sur le côté de la rue. Comprenant la situation, il avait très probablement fait demi-tour.
-Rentre tout de suite. Ta mère écoute la musique tellement fort qu'elle n'a probablement pas entendu le coup de feu. Dis lui de s'occuper de toi.
De grosses larmes apparurent au creux des yeux du lycéen.
-Papa...
-Rentre j'ai dit ! Les voisins vont commencer à sortir.
Izumi fit volte-face et tituba en direction de sa porte d'entrée. Tandis qu'il allait l'ouvrir, il entendit son père s'exclamer :
-Bon sang Aizome ! Vous cachez une arme dans votre voiture ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous !



BANLIEU DE KENSEI, QUELQUES SECONDES PLUS TARD...

-HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!
Sakura, tremblante, observa son fils se vider de son sang sous ses yeux.
Lentement, ce denier tomba à la renverse.
-I... Izomichan !

* * *


Izumi reprit difficilement connaissance.
Lorsqu'il le fit, il se retrouva nez-à-nez avec le visage humide de son père.
-P... papa... tu pleures...
Il eut un silence.
-Ta mère t'a recousu. Dit Takumi. Elle dit que tes blessures n'étaient pas profondes. Que tout ira bien et donc que ça n'est pas la peine de t'emmener à l'hôpital... Tu vois, maman disait que j'avais tord d'épouser une chirurgienne. Qu'elle ne ferait jamais une bonne femme au foyer. Visiblement, elle se trompait.
Izumi avait encore mal mais il le savait, ce qui allait le plus le blesser c'était ce qui allait suivre.
-Papa...
-Non, répondit son père en se levant. Non. Je ne veux pas t'entendre.
Le jeune homme entendit le bruit des pantoufle de sa mère se rapprochant de sa chambre. Il se redressa sur son lit au moment où celle-ci entra et jeta sur ses draps une pochette de weed, des écussons à l'effigie des Hide et un paquet de cigarettes.
-Qui ? Demanda-t-elle d'un ton sec.
-Quoi...
-Qui t'as donné tout ça ?
Izumi hésita un instant...
-Pour la drogue, c'est pas à moi. Je l'ai prise à Nana pour éviter...
-Nana ! Hurla sa mère dans un sanglot qu'elle ne pouvait plus contenir. Je savais que c'était elle qui...
-Attends maman, tu ne comprends pas, ça n'est pas ce que tu crois...
-Arrête !
-Maman...
-Stop !
-Je...
-TAIS-TOI !!!
Les sons émis par le garçon s'évanouirent dans le vide, comme si sa mère venait de lui voler sa voix.
Sakura s'alluma une cigarette et croisa les bras tout en fumant. Elle se planta devant le lit de son fils. Droite comme un « i », le regard perdu dans le vide.
D'un ton très calme et très décousu, elle lança :
-Tu ne vas plus jamais revoir cette fille. Est-ce que c'est clair ?
-Maman...
-Est-ce-que-c'est-bien-clair !
Izumi baissa les yeux.
-Oui.
-Et tu vas t'éloigner de ce gang ou de je ne sais quoi. Je ne veux plus jamais te voir avec une personne portant cette écusson. Tu m'as comprise ?
-Oui...
-De toutes façon, tu n'en auras pas l'occasion. A la fin des vacances, tu vas aller à l'université de Kensei et hors de question que tu te prennes un appartement en ville. C'est moi qui te déposerai et c'est moi qui viendrai te chercher à la fin de chacun de tes cours. En dehors de ça et de l'Eglise tu ne sors plus de cette maison.
-Mais...
-Tu n'es pas en position d'avoir le choix !
-D'accord...
-Et la prochaine fois, ne rentre pas à la maison. Car il est hors de question que je te recouse encore une fois.


La semaine suivante, Izumi parvint à tromper la vigilance de ses parents afin d'aller voir Otsaku chez elle. Sans dire mot, il fouilla son appartement, s'empara de toute la drogue qu'il put trouvé et la jeta dans les toilettes. Alors, en dépit des pleurs et des supplications de la jeune fille, il lui annonça qu'elle lui faisait désormais horreur et qu'il ne voulait plus jamais la revoir de sa vie.
-Mais tu m'as dit que tu m'aimais ! Protesta-t-elle.
-Parfois... parfois l'amour ne suffit plus. Répondit-il.
Et sans ajouter mot, il disparut de sa vie...



BANLIEU DE KENSEI, 2 ANS PLUS TARD...

Lorsqu'il poussa la porte de chez lui, Izumi fut accueilli par une puissante détonation. Le bouchon de liège s'envola dans une explosion de mousse de champagne qui gicla en jets sur le carrelage.
La moquette qui s'était trouvée ici plus tôt avait du être changée.
-CONGRETS !!! hurla en cœur l'assemblée de sa famille réunie devant lui.
Le jeune homme eut un sourire. Voir les siens fiers de lui le réjouissait assez.
Il scruta les lieux d'un œil rapide. Devant lui se tenaient sa mère, son père et une poignée de connaissances et d'amis de la famille, triés sur le volé.
Du coin de l’œil, il vit que le salon avait été décoré. Des petits fours trônaient sur une table blanche, un bar avait été dressé et une banderole gigantesque portait la mention : « Au futur avocat ».
-I... il ne fallait pas... commença Kokuro.
-Mais si, mais siii !! S'empressa de lui lancer sa mère en l'étreignant (lui renversant, par la même occasion, un peu de la bouteille qu'elle tenait à la main sur le dos de la chemise). Ça n'est pas tous les jours que mon fils finit dans le classement des cinquante meilleurs élèves du pays !
-Maman c'est rien.
-Mais qu'est-ce que tu racontes, mon amour ?
En aparté, elle ajouta :
-Ne me fais pas honte, j'en ai fait tout un plat devant les autres.
Se tournant vers le public, elle reprit :
-Est-ce que tu peux nous rappeler combientième est-ce que tu as terminé dans le classement interne ?
-Major...
-Major de sa promotion !
Il y eut un tonnerre d'applaudissements.
Takumi posa sa main sur l'épaule d'Izumi :
-Félicitation mon fils. Lui dit-il.
Lorsque son père relâcha son étreinte, le jeune garçon sentit une main lui pincer la joue et lui mettre une petite claque amicale.
-Mamie Kokuro ! S'exclama-t-il.
-Félicitation Izumichan ! Non mais regarde toi, quel beau jeune homme tu fais !
Izumi était assez d'accord. Il n'était plus un vulgaire lycéen chétif désormais. Il était un étudiant de la faculté de Kensei. Et les entraînements de karaté sculptaient chaque jour un peu plus son corps.
-Je n'arrête pas de lui dire qu'il serait grand temps qu'il se trouve une femme ! Annonça sa mère. Mais enfin, qu'est-ce que vous voulez. Les jeunes, ils n'en font qu'à leur tête.
-Oui, oui, renchérit mamie Kokuro en tapotant la joue de son petit fils. Et alors, quel bonheur qu'il ait enfin décidé de décrocher de toutes ces histoires de drogue et de gang ou de je ne sais quoi !
L'euphorie s'arrêta net.
Il y eut un long silence. Un silence gênant.
-Mais...enfin, qu'est-ce que tu racontes mamie ? Tenta Izumi.
-Oui, enfin bon, s'empressa de placer sa mère. Venez tous avec moi ! Suivez moi dans le salon parce que cette bonne bouteille de champagne frrrrançais, ne va pas se servir toute seule.
-A ben, là, je veux bien ! Décréta un vieil oncle.
Et l'assemblé fila aussitôt.
Tandis qu'elle s'éloignait, le garçon entendit sa mère dire à l'une de ses copines :
-L’Alzheimer et un début de démence sénile. Alors les deux combinés... Ils ne savent plus ce qu'ils racontent ces gens là. J'avais dit à Takumi de ne pas l'inviter mais, tu sais ce que c'est : la famille. De toute façon, cette bonne femme me déteste. Moi et mes enfants. Je suis presque sûre qu'elle l'a fait exprès. Tiens.
Les échos des conversations disparurent en même temps que les gens.

Izuki poussa un soupir de soulagement.
Lorsqu'il se rendit compte du fait que plus personne ne prêtait attention à lui, l'étudiant se glissa discrètement à la suite des autres, tous occupés à tendre leur coupe à sa mère et s’insinua insidieusement jusqu'à la table des petits fours.
Il attrapa une assiette, en examina le contenu un instant, puis se décida pour un feuilleté au saumon.
Seulement, au moment où il voulut l'attraper, une autre main se posa dessus.
-Hey ! Pensa le jeune homme. Lâche ma bouffe toi.
Il leva les yeux vers l'autre prétendant pour tomber nez à nez avec un jeune garçon aux yeux d'un bleu azur et aux cheveux teints eux aussi en bleu.
L'homme le regarda fixement. Sans rien dire.
-Ce feuilleté est à moi. Déclara Izumi.
-Et en quel honneur ? Demanda l'autre.
-Parce que cette fête est donnée en mon honneur.
Et sans plus de cérémonie, il prit le petit-four qu'il engouffra dans sa bouche et croqua avidement.
-Tu es conscient que je l'ai touché avec mes doigts... commenta l'homme. Et que tu viens de le mettre dans ta bouche.
Izumi se figea...
Il bondit en arrière, attrapa une serviette et recracha l’immonde canapé.
-Ahahah, se moqua l'homme en lui tapotant dans le dos. Izuchan, toujours fidèle à toi même. Tu n'as pas changé.
-Comme tu vois, répondit Izumi. Ça va Matt ?
-On ne peut mieux. Répondit l'autre en examinant le buffet. Et toi ?
-On dirait bien que oui.
Les deux hommes remplirent leurs assiettes tout en discutant.
-Tu en es sûr ? Tes parents t'organisent une super fête pour célébrer le fait que tu as finit major de ta promotion et tout cela n'a pas tellement l'air de te réjouir.
-Je n'en sais rien, répondit Izumi. Je crois que ma liberté me manque.
-O non, ça ça ne te ressemble pas. Pas à toi, Izumi Kokuro, le fils, l'étudiant et le paroissien parfait.
-Je sais... je suis fier de tout ça. J'avance dans ma vie et chaque jour je me rapproche un peu plus de mes objectifs. Seulement...
-Seulement ?
Seulement il arrivait encore souvent à Izumi de penser à Nana.
-Seulement ma liberté me manque, je crois.
-Prends-toi des vacances.
-Pourquoi serais-je plus heureux ailleurs qu'ici ? Le bonheur, ça n'est pas sensé être un travail sur soit-même ? Et puis, mes moment d'évasion je les trouve lorsque je potasse ma bible ou mes codes.
Matt jeta un regard atterré à son ami.
-T'es bizarre toi comme garçon.
-Ou trop sensé pour le reste du monde.
-Mhhh... acquiesça l'autre en fourrant un petit four dans sa bouche. En tous cas moi ce que j'en dis. Tes parents ont de l'argent. Tu les rends suffisamment fiers pour qu'ils soient disposés à te payer tout ce que tu veux. Alors profites-en. Tu verras quand tu entreras dans la vie active. C'est pas avec mon salaire qu'on peut se payer un voyage aux tropi...
L'homme se ravisa.
-Tiens, c'est vrai, lança Izumi d'un air faussement naïf. Tu ne m'as jamais parlé de ton métier. Tu fais quoi au juste ?
-Oh....euh... balbutia l'homme. C'est ta fête voyons, je ne vais pas t'embêter avec tout ça.
-On contraire Matt, tu es mon ami, ça m'intéresse d'en savoir plus sur toi.
Matt observa Izumi. Une lueur malsaine brillait dans son regard. Une lueur troublante. Une lueur qui donnait la nausée et faisait s'agiter les battements de son cœur.
-Mécano. Je suis mécano.
-Dans quel garage ?
-A la recherche d'un emploi. Tu es content ? C'est pour ça que je n'aime pas bien parler de ma vie.
Izumi fixa encore un instant Matt dans le blanc des yeux, puis il reporta son attention sur le buffet. Il savait que celui-ci mentait. Son intime conviction ? Il y avait de très fortes probabilités pour que ce soit un flic. L'homme avait débarqué dans sa vie sans prévenir, il ne l'avait jamais ramené chez lui, se montrait très évasive quant à sa vie personnelle et puis il semblait constamment tendu, comme sur le qui-vive. Enfin, peu importait. Si il s'agissait vraiment d'un policier, l'étudiant ne savait pas très bien ce qu'il espérait trouvait en le côtoyant. De toutes façons, ils pouvaient creuser autant qu'il le désirait, il ne tomberait sur aucun cadavre caché.
-C'est marrant ce qu'à dit ta grand mère tout à l'heure.
-Oui. Répondit Izumi en jouant la carte de l'amusé. Et encore, ça ce n'est rien. Si tu entendais le dixième de ce qu'elle nous sort par moment... Tiens, la dernière fois, on la retrouvée dans le jardin de son petit pavillon, en robe de chambre, avec une passoire sur la tête, un bokken dans les mains -ne me demande pas où elle l'a trouvé, je n'en sais rien- et elle nous répétait qu'elle était le daimyô Ieyasu Tokugawa et qu'elle attendait Mitsunari Ishida et ses alliés pour en découdre.
Matt eut un rire feint.
-Tu es sûr que tu ne me mens pas ? Enfin, je veux dire... si tu étais dans un clan, tu me le dirais.
-Pourquoi ? S'exclama Izumi en posant son assiette et en attrapant son ami par l'épaule. Tu veux nous rejoindre ?
L'autre fut atterré.
-Euh...je... balbutia-t-il.
-Parce que, tu sais, l'argent de la drogue, ça paie plus que l'indemnité au chômage.
Les deux collègues se regardèrent un instant. Puis Matt esquissa un sourire et ils rirent tous les deux en cœur.
-Ahhh, mon petit Diarit-san, pensa Izumi en son fort intérieur. Dans ce manque total de défi et de stimulation qu'est la vie, je dois bien avouer que te manipuler et me jouer de toi, m'amuse grandement.
-Bon, et bien je file. Lança finalement Matt. Je me lève tôt demain, j'ai un tentretient d'embauche aux aurores. Tu es libre pour une partie d'échec mardi soir ?
-Quand tu veux. Répondit Kokuro.
-Je suis bien décide à te battre cette fois.
-Tu ne me battras jamais, se dit Izumi à lui même, non, jamais mon petit Diari-San. Tu es bien trop bête pour cela !


Sakura passa sa main mouillée dans la nuque de son fils qui se cambra légèrement.
La fête s'était finie il y avait plusieurs heures et toute la famille s’affairait dans la cuisine.
-Merci encore, dit la femme à son fils, de m'aider à faire la vaisselle. Avec tout le travail que tu as à faire pour la rentrée, je ne sais même pas comment est-ce que tu trouve encore un peu de temps pour ta bonne vieille mère.
-O, ça. Répondit Izumi. Ça n'est rien.
Il fallait qu'il offre eu monde un visage sympathique. Cela ne pouvait que servir ses intérêts. Et puis, faire la vaisselle ne le dérangeait pas outre mesure.
-Mais non ! Rétorqua sa mère. Au contraire, c'est beaucoup.
Puis, en déposant un baiser sur sa joue, elle ajouta.
-Et merci de me rendre aussi fière chaque jour.
Le souffle d'Izumi se coupa.
-Ta grand mère a raison, tu sais. On s'est vraiment inquiéter pour toi à un moment avec ces histoires de drogue, de gang et de bagarre de rue. Mais Dieu merci, nous savons que tout cela est derrière nous désormais. Nous louons le Seigneur chaque jour qu'il fait pour t'avoir remis sur le droit chemin et pour avoir fait de nous des parents comblés.
-Maman...
-Elle a raison, renchérit Takumi. T'es un bon petit Izumi. Et t'iras loin... Mon fils, désormais je sais que je mourir à tout instant car j'irais dans la tombe en sachant que tu prendras soin de ta mère avec autant d'acharnement et de bon cœur que tu t'occupes de tes études et de tes amis.
-Papa...
Le jeune homme était réellement touché.
-Papa, maman... je vous aime, tous les deux.
-On t'aime aussi Izumi.

* * *

-Bon, décréta Takumi en essuyant ses mains mouillées. Assez bavardé pour ce soir. Izumi, tu devrais aller te coucher.
-O, protesta Sakura, laisse le un peu vivre. Il est en vacance !
-Non, demain, il passe son premier entretient d'embauche.
-Quoi ! Demanda le garçon étonné.
-Tu connais le cabinet Satô et associés ? C'est celui qui défend mon entreprise...
-O, c'est pas vrai ! S'exclama Sakura.
-Oui, et bien ? Demanda Izumi.
-Et bien je t'ai trouvé un poste d'assistant chez eux. Tout ce que tu as à faire c'est d'impressionner Maître Satô et la place est pour toi.
-O c'est pas vrai ! Répéta Sakura presque hystérique. Ça y est, mon petit garçon va presque devenir un avocat !
-Papa... je... je sais pas quoi dire...
-Ahah, alors, ne dit rien ! Viens, là, serre moi la main, mon fils !
-Papa...
Izumi tendit sa main et empoigna celle de Takumi avec vigueur. Un grand sourire se dessina peu à peu sur son visage.
-Mais c'est qu'il a une sacré poigne mon garçon ! C'est le karaté, hein ? Dis-moi ! C'est ça ton secret !!!
-Ohhoh ! S'extasia Sakura. K... Kawai desuyo !!! Ne... bougez surtout pas d'accord ? Je vais aller chercher mon appareil photo !

Izumi tourna la tête vers la baie vitrée. Il y observa son propre reflet.
La blancheur de sa peau le faisait ressembler à un ange. Un ange perdu au beau milieu des ténèbres de la nuit. Le reflet des branches d'un arbre qui siégeait dans le jardin se dessinaient derrière lui et donnait l’impression qu'ils était dotés d'ailes. Deux ailes d'un noir d'encre.
Au delà de son reflet, le garçon examina la banlieue endormie.
La guerre des gangs était bien loin. Le pic de violence qu'avait connu la ville avait cessé il y avait déjà plusieurs années -il en était sûr- exclusivement grâce à la fougue et au courage des Hide. Les braves Hide. Autant de soldats qui guettaient dans le calme de la nuit, prêts à intervenir au moindre incident. Ils avaient besoin d'un ange pour les guider. D'un dieu, qui ne se pavanerait pas à leur tête comme un vulgaire chef de gang mais qui agirait dans l'ombre pour les aiguiller encore plus et pour les conserver sur le chemin de la droiture et de la justice.
Izumi le savait, même en cette période de grand calme, l'insécurité régnait à Kensei. Même ici, au sein de Miraoaza, le quartier le plus calme de la ville.

* * *

Alors ça y est, il allait presque devenir avocat.


Il allait presque devenir avocat...




CENTRE-VILLE DE KENSEI, LE LENDEMAIN...

Une secrétaire fit s'installer Kokuro dans le bureau de Maître Satô.
L'endroit, aussi imposant que l'homme, dominait la ville qui semblait se plier sous son regard.
-Satô sensei est sur son portable avec un client, précisa la jeune femme. Il vient vous voir dans une minute. Je peux vous proposer un café, un thé ou... de l'eau.
-Non, je vous remercie. Répondit le jeune étudiant.

Ce n'est que quelques temps après que la secrétaire eut quitté le bureau qu'un homme de très grande taille, à la carrure impressionnante et au crâne chauve entra en trombe.
-Restez assis, restez assis, mon garçon. Lança-t-il à Kokuro comme celui-ci allait se lever.
L'homme s'assit en face de lui.
Il faisait peur.
Il était de ceux qui avaient naturellement cet aura imposant qui gravitait autour d'eux. Pourtant, lorsque l'on prenait bien le temps de le regarder, il n'avait rien de repoussant. Bien au contraire. Il ressemblaient assez à un européen. Sa peau était plutôt blanche et ses yeux n'étaient que très peu bridés. Il était vêtu d'un costume noir, trois pièces qui, d'après les estimation d'Izumi devait bien valoir dans les un million de yens. Il était bien rasé, très propre sur lui. Les traits de son visages étaient fins et, surtout, il avait un sourire qui mettait tout de suite un on-ne-sait-quoi de baume au cœur, sans pour autant pousser à baisser sa garde.
-Alors, Kokuro. On m'a dit que tu étais très croyant, c'est ça ?
Izumi ne répondit rien. Il s'était attendu à tout sauf à ça. Qu'essayait donc de faire l'homme ? Il voulait le déstabiliser ?
-Oui.
-Et dis-moi. Que penses-tu du monde actuel ?
Nouveau silence. Mais qu'attendait-il enfin !
-Je...
-Honnêtement. Précisa l'autre en dodelinante de la tête.
-Honnêtement ?
-Lâche toi.
Izumi hésita. Il n'était pas sensé faire cela. Il n'était sensé lâcher tout ce qu'il pensait au fond de lui au premier venu. Cela pouvait être dangereux. Pour lui, pour son image, pour ses ambitions.
Pourtant, il y avait quelque chose avec cet homme là... quelque chose de différent... quelque chose qui lui donnait envie de se livrer.
-Et bien, si vous voulez connaître ma conviction la plus intime... je pense... que le monde extérieur est pourri. Pourri jusqu'à la moelle. La démocratie est un leurre. Elle ne peut pas marcher. Et vous savez pourquoi ? Parce que lorsque je vote, je prends le temps d'examiner le programme de chaque candidat. Je fais des recherches sur la politique militaire, économique et sociale de notre pays et sur ce qui serait le mieux pour la suite. Je regarde les débats télévisés, je réfléchis longuement à la question, je pèse le pour et le contre, je me demande ce que Dieu aurait voulu... Et pourtant, lorsque, au final, je vais mettre mon bulletin dans l'urne, ma voix a le même poids que celle du premier crétin analphabète qui vote pour le candidat qui a fait des promesses en l'air et qui ne changera absolument rien une fois en place. Et les crétins sont légion. Ils représentent, selon moi, 80 à 90% de la population alors ils finissent toujours par obtenir la majorité. Et c'est ainsi que meurent tous les espoirs d'un lendemain radieux, étouffés par le voile malsain de la démagogie. Non... ce système ne marchera jamais. Il ne peut pas marcher. La justice elle-même est morte-née car elle laisse trop de coupables déambuler au sein de nos rues. Elle engrange de la criminalité et laisse nos rues à la merci des gangs qui les dévastent et les déforment.
-Pourtant, répondit Satô, j'ai entendu dire que tu faisais partie des Hide.
-Hannn !
Izumi retint une exclamation. C'est donc là que son hôte voulait en venir.
-Je n'aurais qu'une seule question. Pourquoi ? … Oui, pourquoi toi le jeune homme bien sous toutes les coutures, toi le brillant étudiant en droit, toi, le produit du système, tu t'es acoquiné avec de tels gens ?
Le cœur de l'étudiant battait à tout rompre.
-Je ne fais pas partie des Hide.
-Tu en as fait partie. Je le tiens de ton père.
-Cette abruti aussi qui s'amuse à raconter ma vie sur tous les toits !!! Pensa Izumi.
-C'était une erreur de jeunesse, répondit-il du tac-o-tac, j'en suis revenu.
-Tu mens. Je ne te crois pas.
Izumi se leva.
-Est-ce que vous êtes de la police !
-Je suis avocat.
-Est-ce que vous travaillez avec la police ?
-C'est ridicule. Réponds à ma question.
-Vous n'avez pas répondu à la mienne.
-Non ! Je ne travaille pas avec la police. Maintenant réponds à ma question.
Izumi examina l'étrange personnage.
-Et bien maintenant, c'est à mon tour de na pas vous croire.
Il tourna les talons et commença à s'en allez.
-RESTE LA !
Grogna l’impressionnant Satô.
Le jeune homme se retourna.
-Assieds-toi.
Sans trop savoir pourquoi, Izumi s'exécuta.
L'homme eut un sourire qui était soit bienveillant, soit empreint de sadisme. Le jeune homme ne savait pas bien.
-Tu es étudiant en droit. Dit l'avocat. Tu sais deux ou trois choses, n'est-ce pas ?
Il ouvrit alors l'un de ses tiroirs, en sortit une feuille de papier et un stylo.
-Qu'est-ce que c'est ? Demanda Kokuro en le parcourant négligemment.
-Un contrat.
-Comment ça ?
-Il dit que toi : Kokuro Izumi, tu accepte de me prendre, moi : Satô Takehiho, comme avocat. Et ce, à titre gratuit.
Izumi eut peur de comprendre.
-Aisni...
-Ainsi je serais lié à toi par le secret professionnel et, même si tu me disais que tu étais, je ne sais pas... membre d'un gang, mon témoignage serait, de toute façon, irrecevable devant une cour de justice.
Le garçon fixa l'homme droit dans les yeux. Qu'attendait-il de lui au juste ? Il ne le savait pas. Non. Mais il brûlait de le savoir.
Sans hésiter d'avantage, il signa le papier et le parapha.
-Bien, dit maître Satô. Alors je repose ma question : pourquoi avoir rejoint les Hide.
-Au début, sans grande conviction... puis, j'y suis resté parce que je me suis dit qu'il s'agissait d'un groupe qui tentait à défendre la justice et, même si je ne cautionne pas tous leurs actes et même si je pense que la plupart d'entre eux sont des crétins finis, je pense qu'ils peuvent changer les choses ici, peut être même ailleurs et que, de ce fait, il ont besoin de quelqu'un comme moi au sein de leurs rangs.
Takehiho se leva et alla se planter devant sa baie vitrée.
-Et, contrairement à ce que pense ta famille, demande-t-il, tu ne les a jamais quitté, n'est-ce pas ?
-Effectivement. J'ai appris très tôt à ne pas porter l'insigne, cela présente trop de désavantages. Et puis je ne suis pas aussi bête que eux, je sais que oeuvrer dans l'ombre est beaucoup plus intéressant.
-Tu n'as jamais pensé à les quitter ?
-Si, il y a quatre ans. Mais alors, les affrontements ont commencé et je me suis dit qu'ils avaient besoin de moi.
-Tu compte les quitter un jour ?
-Je ne sais pas. La fidélité ça n'est pas mon fort. Du moins, pas pour ces choses là. Mais, dans l'état actuel des choses, je n'entends pas m'en séparer. Je sers bien leurs intérêts... et ils servent bien les miens.
-C'est parfait.
-Parfait ? … pourquoi parfait ?
Maitre Saito plongea son regard sur la ville.
-Tu sais, dit-il, tu n'es pas le seul à défendre tes idéaux. Et certaines personnes, assez favorables aux Hide sont loin d'être des lycéens ou des étudiants.
-Qu'est-ce que vous voulez dire ?
-Je veux dire que moi aussi je pense que ce monde est pourri jusqu'à la moelle. Mais, contrairement à toi, au lieu de faire des plans sur la comète, j'agis pour rétablir la justice.
-Comment ?
-Tu as raison, tu sais ? Il y a pleins de criminels dans nos rues. Et la plupart d'entre eux sont des Kuragari.... Tu sais, cette ville est en train de changer. Je suis avocat, je le sais. Les méfaits de tous ces déchets immondes ne cessent d'augmenter jour après jour. Sauf que maintenant, la police est avec eux. Le système est trop pourri pour durer. Il y aura une nouvelle guerre bientôt. Tu verras que le futur va me donnera raison. Ces criminels de Kuragari agissent en toute impunité. Ils ne sont même plus inquiétés. Et quand bien même il le seraient, il courent vite ici pour essayer de trouver un vice de forme susceptible de les faire libérer.
-Et vous les aider.
Maitre Satô s'élança vers son futur élève. Il mit un genou à terre et il prit sa main.
-Dans un premier temps, oui ! Et c'est là que réside le génie de tout le système que j'ai crée. Parce qu'en plus de récupérer leur argent sale, je les extirpe aux griffes de la justice qui, de toute façon, ne se serait montrer que trop clémente avec eux.
-Et ensuite ?
-Ensuite, je fais le tri. Je pardonne ceux qui n'ont commis que des délits mineurs afin ne pas trop attirer l'attention sur moi. En revanche, ceux qui ont commis des crimes graves...
L'avocat agita sa tête de gauche à droite.
-Je répare les erreurs.
-Vous les réparez ?
-Oui.
-Pourquoi ?
Maitre Satô, fit le tour de son bureau. Il ouvrit un autre tiroir et en sortit un étui contenant toute une collection de chevalières en or, orné d'un sceau : 秀 – Exceller .
-Parce que, répondit-t-il, moi aussi je pense que les Hide peuvent parfaitement servir mes intérêts.
Izumi n'en cru pas ses yeux. C... comment un avocat respecté ? Et pourquoi ? Lui aussi défendait-il une conception de la justice qui lui était propre ?
-Kokuro, il est plus que temps que tu renoue avec l’emblème de ceux qui t'ont crées.
-Qu'attendez-vous de moi au juste ?
-Ce pourquoi je t'ai fait venir ici : que tu travailles pour moi.
-En tant qu'assistant ou en tant que « correcteur » ?
-Les deux. Voies-tu aux yeux de tout le monde ici, tu ne seras qu'un simple archiviste. Tu classeras mes dossiers, tu feras des recherches pour moi, tu prépareras mes plaidoiries et, de temps en temps tu pourras m'accompagner au tribunal.
-Et au dehors ?
-Au dehors, je pourrais te demander, de temps à autres, d'aller cueillir un poisson qui a échappé aux mailles du filet. Et de... rendre justice...
Un large sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Il empoigna une chevalière qu'il examina avec avidité et il murmura :
-Une autre conception de la justice...
-Une autre conception de la justice. Répéta Satô sensei. Izumi, tu as déjà tué un homme ?
-Non.
-Tu vas voir, on y prend, très vite, un plaisir incontrôlable...

La conversation fut écourtée par la sonnerie de l'interphone.
-Satô-sensei, Votre fille veut vous voir.
-A ! Sayumi ! Tu vas voir mon petit Izumi, tu vas l'adorer. Elle a à peu près ton âge.
L'avocat se dirigea vers la porte. Avant de l'ouvrir, il se retourna et précisa :
-O, elle ne sait rien des quelques activités extra-juridiques de mon cabinet alors, soit gentil, ne lui dit rien, d'accord ?
Et, dans un sourire il ajouta :
-Tu sais quoi ? Je suis presque sûr que vous feriez un beau couple tous les deux.





V/ Relations :

Juste un petit tour d'horizon






Matt DIARI (Policier)
Izumi apprécie les apparitions de Matt dans son quotidien. Cela lui prend, de temps en temps, de débarquer et de le défier aux échecs où à tout autre jeu de stratégie, comme pour prouver qu'il peut le battre (ce qu'il n'a ecnore jamais réussi à faire). Mais ce qu'aime surtout faire Izumi, c'est torturer psychologiquement cet ami, lui faisant croire qu'il ne se doute pas un instant qu'il y a de très grandes probabilités pour que celui-ci soit un flic.
Tyler JEY (Kuragari)
C'est lorsque Izumi a voulu sauver Nana de ses créanciers Kuragaris que la route du jeune homme a pour la première fois croisé celle de Tyler. Depuis, celui-ci est devenu le bouc émissaire de cette brute. Encaissant, à l'occasion, ses coups sans protester, de peur que cela n'ait des conséquences sur son ex-petite-copine. Mais il compte bien se venger quand il en aura l'occasion. Qui sait après tout, son travail lui fournira peut être cette chance sur un plateau d'argent...
Nana OTSAKU (Hide)
Il fut un temps, Nana et Izumi étaient l'image du couple parfait. Amoureux, tendres, fidèles... Rien ne venait gâcher leur bonheur. Jusqu'à ce qu'Izumi manqua de se faire tuer par Jey Tyler à cause d'un nouveau débordement dictée par l'adition de Nana à la drogue. Dès lors, leur amour s'effrita, jusqu'à disparaître; totalement peut être. Mais Nana a-t-elle seulement idée de ce qui est à l'origine de leur séparation?






VI/ Epilogue :

Moi, derrière tout ça



• Prénom / Surnom : Kokuro me va très bien Wink
• Âge : 21 ans
• Niveau RPG : Assez bon je pense.
• Comment avez-vous connu le forum? Top RPG.
• Avez-vous un Double-compte sur le forum? Nope
• Des remarques ou des suggestions à faire? Pas pour l'instant mais vous verrez très vite que je suis un chieur;)
• Code Règlement : Lu et Approuvé



Dernière édition par Izumi Kokuro le Dim 21 Avr - 11:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Sam 20 Avr - 22:39

Bonjour & Bienvenue sur le forum ! :'D

Je viens de tout lire et déjà, sache que je suis impressionnée par ta fiche. Elle est très bien écrite (juste quelques fautes d’inattentions de ci de là, mais rien de très grave !) et la manière dont tu l'as construit est vraiment sympa (descriptions qui s’enchaînent avec la biographie à travers une histoire) et du coup très prenante ! Franchement, bravo ! (:

Ensuite, pour ce qui est du contenu:
Pour ce qui est des descriptions c'est nickel pour moi. On sait l'essentiel de ce qu'il y a à savoir, à travers les yeux de ton perso ou ceux des autres ce qui permet de différencier apparence et ce qu'il y a au fond; c'est une très bonne idée. Les petites anecdotes que tu amènes permettent aussi de relativiser le sérieux de ton personnage et de le rendre plus humain, donc cool !
Pour l'histoire, je suis à la fois emballée et un peu retenue. L'histoire est sympa, on y apprend les éléments principaux de ta vie (tes parents, tes études, ton clan, ton travail, tout ce genre de choses..) à travers une histoire au présent qui laisse imaginer ce qu'est ton personnage à ce jour. Pourtant, en soit, on ne sait pas grand chose de son passé. Des éléments comme son entrée dans le clan, sa relation avec les membres (Nana Osaki son ancienne petite amie) ou même comment il en est arrivée à tuer des gens pour ses idéaux sont absents, et cela perturbe un peu.
J'aimerais donc savoir si ce flou sur ton passé est fait exprès (par exemple il viendra au fur et à mesure de tes rps) ou si tu as juste oublié de les mettre (si c'est le cas, je te laisse les rajouter) ?

J'attends ta réponse (et l'édit' de ta fiche si besoin est) pour te valider puisque globalement la fiche est parfaite ! (:


Ensuite : Pour ce qui est de l'image (je suis désolée, on a eut un soucis avec les originaux des images des prédéf') j'ai réussis à retrouver l'image de base. Voici un lien vers l'image de base. Et ci-dessous un avatar aux tailles du forum (je n'ai fais que du recadrage, si tu en veux un plus beau, n'hésite pas à le commander sur des forums de graphisme -ou à me demander, j'irais le faire moi même x'D-):
Spoiler:
 


Voici la partie des liens de Izumi :
Spoiler:
 

Puis pour finir, je suis vraiment contente que tu te sois inscrit, petit membre issu des TopSite (mes votes payent ! 8D), et j'espère vraiment que tu resteras motivé comme tu l'es (comme tu l'as peut-être vu, on va bientôt rechercher un chef pour le Hide) !
N'hésite pas à ramener des amis sur le forum, bien entendu ! Nous acceptons toutes sortes de membres et sommes là pour les aider en cas de besoin (pour toi aussi en l'occurrence !)

Au plaisir de rp avec toi Wink

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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Sam 20 Avr - 23:25

Yup!

Quel plaisir d'être accueilli avec tant d'enthousiasme! Et merci beaucoup pour ces quelques compliments. Very Happy

Alors, pour répondre à tes questions, comme je l'ai précisé, s'agissant des relations d'Izumi, il s'agit d'un oublie, je n'avais effectivement pas remarqué les liens qu'il possédait avant de poster ma fiche.
Je vais donc inclure une troisième partie sur sa fiche afin d'éclaircir son passé.
Petite nuance cela dit, le fait de ne pas avoir préciser comment il était entrer dans le gang est un choix volontaire. En effet, je pense que cela n'apportait rien de spécial dans son histoire. Après tout, c'est visiblement assez commun à Kensei d'appartenir à un gang donc, à partir du moment où l'on sait qu'il fait partie des Hide, quel importance de préciser comment il les a rejoint? (Sauf si tu y tiens absolument, auquel cas je ferais selon ton bon désir, ô grande et puissante admin xD).

Je vais, cela dit, apporter quelques précisions sur les liens qu'il a avec les autres membres du gang, sur son ascension au sein de celui-ci, etc...
Si cela ne t'embête pas avant de me lancer, j'aurais juste besoin de quelques éclaircissements. Il y a en effets certaines choses que je n'ai pas tout à fait assimilées.
-Depuis combien de temps les Hide existent-ils? 5 ans?
-Dans quel état était la ville il y a 6/7 ans? Les Kuragari étaient-ils déjà arrivés?
-Qui est/sont le/les chef(s) des Hide? Les connait-on?
-Dans la fiche de prédéf' d'Izumi, il est précisé qu'il était au lycée avec Yumi... j'ai pas trouvé qui était Yumi. haha! Ou alors je n'ai pas fait le rapprochement. :p

Voilà, merci d'avance pour toute l'aide que tu pourras m'apporter. Merci pour toutes celle que tu m'as déjà fournie.

Quant à mon arrivée ici, elle est surtout due au fait que je suis tombé sur ce forum au moment de la fermeture d'un autre forum rpg sur lequel j'étais. Comme il m'a eu l'air sympa et qu'il traite d'un sujet que je n'ai jamais exploré, je me suis dit pourquoi pas.
J’essaierai de te ramener des gens du forum qui vient de fermer si ça les intéresse.

Mata ne Wink
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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Sam 20 Avr - 23:38

A questions rapides, réponses rapides Wink

- Les Hide et les Kazuki éxistent depuis 7ans (à l'époque où ces gamins étaient encore au Lycée -qui est en réalité un ancien forum- et se faisaient la gueguerre pour savoir qui régnerait sur le fameux lycée.
-Il y a 7ans, la ville était plutôt calme. On savait qu'il y avait des genres de clans dans le lycée, mais ça n'inquiétait pas outre mesure la population. Les Kuragari, eux, sont arrivés un an après le début des tensions entre Hide/Kazuki (donc il y a 6ans !)
-Yumi Nara (mon ex-co-admin qui n'a pas souhaité revenir sur le forum) était la leader des Hide avec Hana Kudô qui elle a été assassinée par les Kuragari à leur arrivé (il y a donc toujours 6ans). Désormais les Hide n'ont plus de chefs et c'est pour cela que nous prévoyons un évent' pour leur un élire un nouveau dès que nous aurons suffisamment de Hide !
-Puis bah pour Yumi, voir ci-dessus. Si tu as besoin d'autre renseignement sur elle, n'hésite pas à me demander (par mp ou ici ou sur skype ou jenesaiscomment), je te répondrais au plus vite.

Pour les liens prédéfinis, ca marche. Fais comme bon te semble pour les inclure dans ta fiche, je te fais confiance.
Et pour le choix de ne pas expliquer son entrée dans le clan, si c'est volontaire soit, ça me va. Essaie juste de le faire savoir au fur et à mesure de tes rp ou dans tes fiches de liens/topic, que cela ne crée par de quiproquo. Mais je peux comprendre que tu ne voie pas l'intérêt de le faire si cela s'est passé dans la banalité. Wink


C'est dommage que ton ancien forum ait fermé, mais disons que c'est une aubaine pour nous puisque nous avons désormais un membre de plus, motivé de surcroît (;

Puisque tu t'engages à faire les modifications et que ta fiche est déjà toute bien, je te valide tout de même et te laisse le temps de changer ce qui ne va pas !
Pense à faire ta Fiche de Lien et ta Fiche de Topic dès que tu en auras le temps. Wink

Tu es donc Validé parmi les Hide !

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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Dim 21 Avr - 2:08

Bienvenuuuuuue !!!
Et bien j'arrive quand tout est fini xD (promis c'était pas fait exprès !! ^^)
Enfin un Hide, MERCI !
Ta fiche est super bien faite, j'ai vraiment pris plaisir à la lire, j'adore !
La manière dont tu as présenté ton personnage est à la fois original et intéressante, ça fait un fil rouge très sympa Smile
Puisque Aellia a tout dit, et que je n'ai rien d'autre à ajouter, je n'ai plus qu'à te souhaiter un bon séjour sur ce forum ! Au plaisir de te croiser au cours d'un rp Wink

Si tu as des questions, n'hésite surtout pas à envoyer un MP à l'un des admin qui se feront une grande joie de te répondre aussi vite que possible Smile

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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Dim 21 Avr - 4:01

Bienvenue ! (moi aussi, en retard >.<)

En espérant RP avec toi, un de ces jours ! :3
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MessageSujet: Re: Fiche d'Izumi Kokuro   Dim 21 Avr - 11:15

Fiouu' Ça y est! Fiche de présentation définitivement bouclée. (Mine de rien, en tout, y'en a pour un peu plus d'une vingtaine de pages Word ^^).

Merci à tous pour vos messages de bienvenue. J'espère que je vais me plaire ici.

J'ai édité mon premier commentaire pour en faire la deuxième partie de ma fiche de présentation. J'y ai rajouté de nombreux flashbacks afin de décrire l'évolution d'Izumi au sein des Hide, ses relations avec les personnages évoqués dans sa fiche de prédéf' et comment il est devenu un assistant juridique / tueur "à la botte des Hide".

Voila, je sais que c'est assez rébarbatif par sa longueur mais si vous avez l'occasion (et surtout le courage) de la lire, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Je profite aussi de ce commentaire pour préciser que je suis toujours à la recherche d'une personne avec qui ouvrir mon premier rp (oui, oui, oui, j'ai déjà passé mes partiels (de droit d'ailleurs, c'est assez marrant :p) et j'ai grand grand fin de rp, donc je suis casse-pieds avec ça).

Mata ne! Wink
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Fiche d'Izumi Kokuro

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